Le Dictionnaire de l’École des Femmes

PRESENTATION DU DICTIONNAIRE

DICTIONNAIRE : « Recueil de mots rangés par ordre alphabétique et suivis de leurs définitions ou de leur traduction dans une autre langue. » (Larousse, 2007)

Conçu et écrit par une trentaine de femmes cadres dirigeantes, au fil des rencontres avec une vingtaine d’intervenants et sous la direction de Catherine Blondel, le Dictionnaire de l’École des femmes ne fait pas exception. Il commence à la lettre A avec « amant » et s’achève à la lettre V avec « vulgaire », en passant par « bleu », « carrière », « discrimination », « instinct maternel », « pantalon », « virilité »…

On y trouvera une centaine de mots, mais aussi une vingtaine de portraits de femmes, de Lou Andréas-Salomé à Madonna ou Patti Smith… Le ton choisi est celui de l’humour, hommage à Molière.

Un Dictionnaire pour mettre en lumière le chemin qui reste à parcourir. Un dictionnaire pour se moquer des stéréotypes et des préjugés. Un dictionnaire pour faire réfléchir sur les mots comme « parité », « quotas »…

AVERTISSEMENT AUX HOMMES

Voici, messieurs, un dictionnaire qui se lit de bout en bout comme un roman. D’Amant à Courage, de Pantalon à Parité et de Talon à Sorcière, des femmes y livrent leurs pensées, leurs émotions, leurs désirs, leurs craintes avec une sorte de fraîcheur ingénue, comme si elles n’étaient qu’entre elles, à l’abri des regards masculins. Du moins parviennent-elles à nous le faire accroire.

Si vous connaissez déjà bien les femmes, passez votre chemin, ce livre n’est pas pour vous. Mais si vous pensez avoir encore quelque chose à apprendre, sur elles, et surtout d’elles, alors n’hésitez pas, la leçon de Molière vaut encore en ce siècle.

Pierre Cohen-Tanugi

Directeur de l’Institut de l’École normale supérieure

UNE ENTREPRISE IMPROBABLE

Dans un article publié par Libération le 13 septembre 2012, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, écrit : « Mon ministère est celui de la troisième génération des droits des femmes, il doit travailler sur les mentalités. » Lors du lancement du cycle de l’École des femmes, en mars 2011, Pierrre Cohen-Tanugi, directeur de l’Institut de l’École normale supérieure, et moi-même n’avions pas une idée aussi claire de l’enjeu. Les entreprises qui se sont engagées dans l’aventure en devenir et choisi chacune deux cadres dirigeantes non plus, semble-t-il.

Qu’elles soient remerciées ici : le groupe Caisse des dépôts, GDF SUEZ, JWT, Lafarge, L’Oréal, LVMH, McCann, Pernod-Ricard, Pôle emploi, SGD, la Société générale. Ces femmes, de 30 à 60 ans, occupant des fonctions allant de directrice des ressources humaines à directrice juridique, de directrice générale à directrice financière, directrice de la formation ou du marketing… se sont réunies une fois par mois autour d’une philosophe, d’un sociologue, d’un géographe, d’une psychanalyste, d’une neurologue, d’une journaliste, de réprésentant(e)s d’associations… que je salue ici.
Geneviève Fraisse, Jean-Claude Kaufmann, Catherine Vanier, Pierre Bergel, François de Singly, Caroline Ibos ou Camille Froidevaux-Metterie (voir ici la liste complète des intervenants) ont évoqué la condition des femmes contemporaines, en France et ailleurs, en Algérie par exemple ou en Afrique de l’Ouest.

Dans le même temps, il revenait à chacune des participantes de choisir à sa guise un mot à définir pour y poser un regard nouveau, sans s’interdire aucune thématique, avant de le soumettre au groupe pour en discuter, amender ou peaufiner le travail. Pourquoi un dictionnaire de l’École des femmes ? Pour quoi faire ?

Elles ont réussi, elles. De fait, elles ont en commun d’occuper dans leurs entreprises des postes dits « à responsabilités » et, à ce titre, une certaine place dans la cité et une capacité évidente à faire évoluer les « mentalités » dont parle Najat Vallaud-Belkacem. Cadres dirigeantes, elles sont la preuve des changements opérés et de la libération des femmes. Alors, de quoi se mêlent-elles ? Quelle mouche les pique ?

C’est que l’une veut « mettre en lumière », « sensibiliser aux petites choses de tous les jours, subtiles ». L’autre veut « transmettre à ses enfants un éclairage sur la condition féminine et les contradictions de l’époque ». Une troisième souhaite mettre en avant la « fragilité des acquis » et « faire réfléchir ». La quatrième aimerait « interpeller », « faire écho », sur un ton humoristique. Une cinquième attire l’attention sur le « vécu quotidien ». Une autre encore aspire à témoigner de la « situation des femmes dans l’entreprise ». Une septième parle de « droit d’inventaire ».

Une autre de « rapport d’étonnement ». Il est question aussi de « mesurer le cheminement », « le temps pour évoluer ». Enfin, une voix évoque les formes de « la discrimination qui pèse sur les cadres dirigeantes ». « Féministe » aujourd’hui « n’est plus un gros mot »

Il s’agit donc de « transmettre » aux plus jeunes ces regards et ces questions, de les partager aussi pour sensibiliser l’ensemble des acteurs sociaux. Si des avancées ont eu lieu, l’égalité reste un enjeu, y compris dans les sociétés occidentales contemporaines. On n’y est pas ! De fait, tout n’est pas rose… Moins visibles mais plus pernicieuses, les inégalités et les discriminations mais aussi les violences subsistent. Les « mentalités » n’évoluent pas si vite qu’on veut bien le dire. Les stéréotypes ont la vie dure. Il y a donc du pain sur la planche pour les femmes et les hommes qui veulent les faire changer, supprimer les injustices et faire entendre la raison ou même, tout simplement, se faire respecter, dans l’espace privé et public.

Les lecteurs trouveront dans ces pages trois types de mots :
– Les mots associés à la condition féminine, telle qu’elle s’est figée depuis le xixe siècle notamment. Ces mots renvoient à des situations vécues au quotidien par les femmes, dans les entreprises comme dans la famille ou dans la sphère politique, comme « culpabilité » ou « perfectionnisme » ;
– Les stéréotypes, idées reçues, représentations, clichés et préjugés, qui continuent de circuler. Ils pèsent lourdement sur les femmes, au mépris des réalisations ou même du simple droit des femmes, du mot « hystérie » à « coiffeuse », mais certains peuvent être des armes subversives comme « sac à main » ou « talon » ;
– Les mots enfin qui posent des questions et font débat comme « voile », « parité », « quotas », « virilité » ou « discrimination posivive ». Ils agitent l’époque et méritent réflexion, sans forcément conclure.

Ils y trouveront également quelques portraits de femmes, d’hier et d’aujourd’hui, emblématiques par leur combat, leurs œuvres. La fameuse « domination masculine » mise en lumière par Pierre Bourdieu n’a jamais été parfaite, heureusement ! Jeanne d’Arc y côtoie Simone Weil, Ornella Fallaci, Elsa Triolet ou encore Patti Smith, Virginia Woolf ou Françoise Héritier…

Dans tous les cas, pour sensibiliser, interpeller ou transmettre en faisant valoir la condition des femmes en France, l’impertinence et la légèreté ont été jugées plus efficaces. Le ton choisi est celui de l’humour, hommage à Molière, qui sut ridiculiser les travers de son temps comme personne. Il fut l’un des premiers à rendre justice aux servantes de ces fous de maîtres, du malade imaginaire à l’avare, en passant par le bourgeois gentilhomme ou ce sinistre Arnolfe de L’École des femmes. Aveuglé par sa haine des femmes, confondant amour et soumission. Il y perd tout.

Chaque fois, chez Molière, l’intelligence, la générosité et le bon sens sont du côté de ces femmes, dominées, humiliées, battues parfois, mais jamais soumises. Elles ne restent pas coites. Elles prennent la parole. Les définitions retenues ne se cachent pas d’être de parti pris, assumé. Ce dictionnaire est donc à effeuiller, au gré des moments et des humeurs, à partager et à discuter… dans un esprit de solidarité, essentielle à toute avancée des mentalités.

D’ailleurs, après avoir accompagné ce groupe de femmes trois années durant, si je ne devais retenir qu’un mot, je choisirais celui-ci : SOLIDARITÉ. À l’heure où les entreprises sont en quête de la fameuse « intelligence collective », de « l’engagement » ou du « co-développement managérial », je crois pouvoir dire que c’est possible. Il me semble avoir vécu grâce à elles une expérience professionnelle et personnelle exceptionnelle. En effet, chacune a choisi ses définitions, les a écrites puis soumises à la discussion en acceptant toujours de bonne grâce le débat, les objections, les modifications. Il a fallu faire et défaire, refaire, sans se décourager, supprimer des mots, en ajouter d’autres… Le travail était exigeant.

Si je pouvais choisir un deuxième mot résumant cette expérience, ce serait TACT. Il en faut en effet pour réaliser ce travail difficile, sans user de son statut hiérarchique ou du prestige de son entreprise pour s’imposer, d’exprimer son désaccord ou de proposer des modifications sans vexer, pour accueillir et écouter des intervenant(e)s qui vont à l’encontre de vos idées ou de vos convictions, voire de vos préjugés.

Enfin, le troisième et dernier mot qui me semble illustrer ces trois années est : LIBERTÉ. Découvrant la philosophie en terminale, j’avais l’idée que le savoir était la condition de la liberté. Du reste, comme le rappelle volontiers Françoise Héritier, et comme nous l’a montré l’historienne Yannick Ripa, les femmes en sont exclues aujourd’hui encore dans bien des pays du globe. Ce n’est pas un hasard ! Ce premier cycle de l’École des femmes m’en a fourni la preuve tangible. Ces femmes m’ont impressionnée souvent, émue aussi, sans oublier les fous rires ni les traits d’humour, par leur liberté de pensée et de parole.

En conséquence, je propose, pour conclure, de modifier légèrement notre devise nationale : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, SOLIDARITÉ !

Catherine Blondel-Coustaud

Directrice scientifique de l’École des femmes

LES PARTICIPANTES

  • Liste des participantes au séminaire l’École des FemmesSÉVERINE ADAMI-RENAUD
    Depuis cinq ans dans le Groupe Lafarge, elle est actuellement contrôleur financier de l’activité ciment dans les pays émergents, après avoir été chargée de la coordination du bureau du président-directeur général, et responsable stratégie pour l’Amérique latine et l’Europe de l’Ouest. Précédemment, Séverine a passé huit ans dans le conseil en stratégie et management (Bossard-Gemini Consulting, Kea&Partners), travaillant plus particulièrement sur des sujets marketing-vente dans des contextes internationaux. Elle est diplômée de l’Institut national agronomique Paris-Grignon et de l’INSEAD.NATHALIE ALZAC
    Directrice juridique du groupe McCann en France. Après des études et un magistère en droit spécialisé dans les nouvelles technologies, elle est entrée au hasard d’un stage dans le monde de la publicité et ne l’a pas quitté. Elle affectionne particulièrement ce monde créatif qui se tient à la frontière des différentes disciplines du droit et en concentre les énergies. Intéressée par la philosophie, la spiritualité, la condition des femmes et le sport, elle partage sa vie entre Paris et une petite exploitation agricole en Poitou-Charentes, reprise en 2004 avec sa sœur. Autant de choix guidés par la volonté de vivre pleinement sa vie, de ne pas cloisonner et opposer les choses, mais de comprendre les liens qui existent entre tout.PASCALE ANDERSON MAIR
    Après une carrière de 28 ans dans les ressources humaines avec une prédilection pour les secteurs créatifs (musique : BMG, design : Landor et publicité : Publicis WW) dans un contexte international et de conduite du changement, Pascale a rejoint le cabinet de Stratégie RH Misceo. Un pied en Angleterre, un pied en France par son mariage à un Britannique, sa vie professionnelle dans les deux pays et un cursus à Oxford et HEC « coaching and consulting for change », Pascale est diplômée de Sciences Po Paris et titulaire du DESS « Emploi et développement social dans l’entreprise » de l’IEP.CLÉMENCE DE LA BACHELERIE
    Après avoir fait l’Edhec et un master of finance, Clémence, 26 ans, rentre chez Price Waterhouse Cooper, cabinet d’audit financier, et accomplit de nombreuses missions dans des banques et sociétés d’assurances. Elle s’épanouit dans le sport et plus spécifiquement les sports de glisse.VÉRONIQUE DE LA BACHELERIE
    Après une expérience de cinq ans au sein d’un cabinet d’audit international, diplômée de l’ESCP et de l’expertise comptable, Véronique a rejoint la direction financière du groupe Société générale où, en tant que responsable du service coordination puis directrice de la comptabilité du groupe, elle a mené de grands projets d’organisation et d’évolution des systèmes d’information comptable et financière. Elle a aussi dû relever les défis d’un dirigeant opérationnel en tant que directrice déléguée d’une filiale de crédit-bail immobilier. Véronique est aujourd’hui directrice financière des réseaux de détail en France du groupe Société générale. En tant que présidente de l’association Féminin by Société générale, le réseau des femmes cadres de la Société Générale, elle agit pour la promotion de la mixité à tous les niveaux de l’encadrement : programmes de « mentoring », groupes de réflexion sur les freins et les actions possibles, conférences destinées à sensibiliser l’encadrement et les femmes cadres, déjeuners avec les membres des comités de direction destinés à leur faire prendre conscience de la situation de la mixité dans leur direction. Elle est mariée et a trois enfants.SOPHIE BARBIER
    Depuis 2011, elle travaille à la Caisse des dépôts et consignations, direction des Finances (gestion de bilan). Auparavant, elle a travaillé au Fonds de réserve pour les retraites (investissement socialement responsable) et au ministère des Finances (prévisions économiques à la direction générale du Trésor). Sophie est ancienne élève de l’École normale supérieure de Cachan (Sciences économiques et sociales) et de l’École nationale d’administration (Promotion René-Cassin).STÉPHANIE BILLET
    Chargée de mission auprès du directeur financier du groupe Lafarge, 15 ans d’expérience dans des domaines variés de la finance allant de l’audit à la communication financière en passant par la consolidation et la gestion de projet. Un environnement en perpétuel mouvement, tantôt de croissance, tantôt de rigueur, chaque variation ayant été l’occasion de formidables défis. Stéphanie est diplômée de l’École supérieure de commerce de Rouen et partage son temps libre entre ses vieux livres poussiéreux pour satisfaire sa passion pour l’histoire et ses deux chères têtes blondes (au féminin…).SYLVIE DANGELSER
    Elle dirige aujourd’hui l’Éducation permanente du groupe L’Oréal au niveau international, après un parcours de 30 années dans cette maison, dédiée au métier de la beauté. Aussi passionnant qu’un voyage dans la psyché des femmes, son parcours a démarré dans le marketing des produits grand public, puis s’est poursuivi « chez les pros », au marketing des produits pour les coiffeurs. C’est au pays des figaros qu’elle a rejoint le métier des relations humaines pour se consacrer désormais à développer des talents : 5 années de Direction internationale des ressources humaines dans une des divisions du groupe et 8 ans au service de l’Éducation permanente. Des années avec une attention particulière pour les jeunes femmes qui, comme des funambules, cherchent leur équilibre sur le fil tendu entre la carrière et la famille.DANIÈLE DAOUPHARS
    Elle est aujourd’hui chargée de mission auprès du directeur financier du groupe Lafarge, après 20 ans d’expériences variées dans le Groupe, tant en opérationnel qu’au corporate, dans le domaine de la finance et de la gestion. Diplômée de l’École supérieure de commerce de Rouen, elle a débuté sa carrière chez Deloitte.ALEXANDRA DAVID
    Les sept premières années de sa carrière chez Sephora la conduisirent des magasins au poste de directrice RH Balkans. Alexandra David occupe aujourd’hui, à 29 ans, le poste de directrice projets développement RH au sein de la direction RH du groupe LVMH. Elle participe au développement et à l’implantation à l’échelle mondiale du programme pour la mixité et l’accès des femmes aux postes clés. Elle travaille également sur les projets visant la mobilité interne et le recrutement des hauts potentiels. De nationalité roumaine, elle est diplômée de l’Académie nationale roumaine des études économiques et d’un MBA du CNAM (Conseil national des Arts et Métiers) Paris et de l’INDE (L’Institut national du développement économique).ANNE DOIZY
    Fille de pub. Un parcours qui démarre dans le groupe Publicis, se poursuit dans le groupe TBWA France et depuis 2004 chez JWT, une agence anglo-saxonne à Paris. Directrice générale depuis 2010 en charge de problématiques locales et internationales liées au développement des entreprises. Très impliquée par les sujets de management : mise en place d’une politique de diversité et d’accompagnement des jeunes talents, de plus en plus intéressée par la condition féminine et tous les sujets liés à la nouvelle dynamique des femmes.
 Mise en place depuis 4 ans d’un observatoire de cette nouvelle dynamique pour montrer aux entreprises comment les femmes sont passées de la revendication à l’action et casser les clichés ou les stéréotypes qui pèsent encore trop lourdement dans les campagnes publicitaires du monde entier. 

    STÉPHANIE DURROUX
    Diplômée de HEC, Stéphanie Durroux commence sa carrière dans l’édition imprimée chez Hachette Livre (groupe Lagardère) avant de rejoindre le secteur de l’édition numérique au sein du groupe Michelin Travel Publications, comme directrice marketing et communication de la filiale ViaMichelin. Elle rejoint ensuite le groupe Pernod Ricard en 2004 et y travaille pour la marque de cognac Martell, d’abord en Chine à un poste de directrice de marque locale (basée à Shanghai), puis à un poste de direction de marque internationale. Depuis 2010, Stéphanie Durroux est directrice de marque internationale du portefeuille Champagne du groupe Pernod Ricard (marques GHMUMM et Perrier-Jouët).

    ANOUCK DURANTEAU-LOEPER
    Diplômée de l’École supérieure de commerce de Paris, Anouck a débuté sa carrière en tant que consultante chez McKinsey & Co avant de rejoindre LVMH d’abord comme chef de projet stratégie à la division Mode puis comme directrice Maroquinerie et accessoires de Céline. Mariée et mère de deux enfants, elle essaie de trouver la recette pour combiner vie de famille et mission accomplie !

    MAURICETTE FEUILLAS
    De formation universitaire, Mauricette Feuillas a rejoint le groupe La Poste en 1980 et y a réalisé toute sa carrière. Elle s’est occupée de 2005 à 2012 du développement managérial des cadres dirigeants du groupe La Poste. Dans ce cadre, elle a pu mettre sa sensibilité artistique au service du développement managérial en intégrant des détours pédagogiques par l’art, l’opéra, le théâtre et la peinture. Elle s’est ainsi intéressée aux processus créatifs des artistes contemporains en les confrontant aux processus de management dans l’entreprise. Elle est depuis mars 2011, directrice du musée de La Poste, et elle a à cœur le rapprochement du monde de la culture et celui des entreprises.

    VALÉRIE GAUDART
    Âgée de 41 ans, elle travaille depuis plus de 15 ans dans le monde de l’entreprise, chez GDF SUEZ, où elle est responsable du service Gouvernance & Marketing RH à la DRH groupe. De formation commerciale et IEP Paris, elle a exercé différentes responsabilités dans les métiers complémentaires que sont la communication, le marketing et les ressources humaines (notamment DRH d’une Business Unit opérationnelle). Elle est par ailleurs passionnée de voyages et de cinéma… bollywoodien notamment. Elle écrit des nouvelles pour les enfants pendant ses heures disponibles.

    AURÉLIE GUIMARD
    Âgée de 38 ans, Amélie mène depuis 15 ans une carrière au sein du groupe L’Oréal, en France et à l’étranger. Elle a travaillé à New-York, à Londres et en Europe du Nord. En charge de direction marketing, elle a à cœur d’intégrer le développement durable et l’art du détail dans ses projets.

    SUSAN GUSTAFSSON
    Titulaire d’un diplôme de Master of Laws en droit international et droit communautaire de l’Université de Lund (Suède) et de l’Université de Maastricht (Pays-Bas), elle a rejoint la direction juridique du groupe Pernod Ricard en décembre 2003 en qualité de Corporate Legal Counsel et a travaillé notamment sur les dossiers de fusions et acquisitions (Allied Domecq 2005, Absolut 2008). Elle a rejoint Martell Mumm Perrier-Jouët (filiale importante du groupe Pernod Ricard) en qualité de directrice juridique et membre du Comité de direction en 2008. Auparavant, elle a travaillé pour des cabinets d’avocat en France ainsi qu’à l’étranger tels que Linklaters, Vinge et Landwell & Associés.

    ANNE-GAËL LADRIÈRE
    Experte en stratégie de marque, elle a effectué toute sa carrière côté conseil aux annonceurs, au sein d’agences aux disciplines variées (publicité, digital, conduite du changement, éditorial, média), ce qui lui permet d’apporter une vision transversale des points de contact entre une marque et ses publics. Convaincue que le passage à l’ère numérique constitue une révolution passionnante, elle s’attache à décrypter les tendances digitales et leur impact sur les marques et les organisations, les usages et les mentalités. Directrice du planning stratégique chez MEC France, agence média du groupe WPP, de 2007 à 2013, désormais consultante indépendante et chargée de cours sur la communication des marques de luxe, elle est diplômée de Sciences Po Paris (1992) et titulaire d’un DEA « Gouvernement comparé » de Paris I-Sorbonne.

    HÉLÈNE MARCHAND
    Diplômée de l’ESCP (École supérieure de commerce de Paris), Hélène fait ses armes pendant cinq ans dans le conseil en stratégie et management, chez AT Kearney, en travaillant principalement pour des entreprises industrielles à l’international.
    Toujours attirée par l’industrie, Hélène rejoint un de ses clients il y a huit ans, SGD, (ex Saint-Gobain Desjonquères, fabricant de flacons en verre). Elle est actuellement en charge du plan de transformation de l’activité Parfumerie de SGD, après avoir été directrice commerciale et marketing des activités parfumerie et pharmacie. Elle vient récemment d’agrandir sa famille avec l’arrivée d’un troisième enfant.

    VÉRONIQUE POULARD
    DRH filière risques du groupe Société générale. Après une expérience de consulting, Véronique a rejoint la Banque d’investissement et de financement (BFI) du groupe Société générale où elle a effectué des missions de supervision des activités de marché à Londres et en Afrique de Sud. DRH au sein de la BFI puis directeur de la gestion et du développement des talents et cadres dirigeants du groupe, elle a notamment mis en place la politique de diversité et de développement des talents du groupe s’appuyant sur la création d’une « Corporate University » où des programmes sur mesure ont été développés. Elle est maintenant DRH de la fonction risques avec une mission groupe de coordination des actions RH pour la diffusion d’une culture risque renforcée.

    ESTELLE RIVALS
    Estelle a fait une grande partie de sa carrière à l’international. Après des études de marketing aux États-Unis et une première expérience professionnelle en Allemagne, elle fait son MBA à l’IESE Business School à Barcelone. Elle rejoint en 1996 le groupe de vins et spiritueux anglais Allied Domecq où elle occupera différents postes dans la fonction RH en Angleterre, Espagne, Allemagne, Europe Centrale. Elle intègre le groupe Pernod Ricard en 2006 dans le cadre de l’acquisition d’Allied Domecq et rentre en France comme Deputy HR Director pour la zone Europe, puis DRH de la filiale française Pernod. Elle a récemment rejoint la holding de Pernod Ricard comme Global HR Project Director. Un des projets qu’elle pilote la passionne particulièrement : développer la diversité au sein du groupe et, en particulier, augmenter le nombre de femmes sur les postes-clés.

    LYSIANE SOUBEYRAND
    Quinze années d’expérience en communication institutionnelle et politique lui ont permis d’accompagner pendant trois ans la communication et les relations presse du gouvernement au cabinet du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (2002-2005). Devenue spécialiste de la communication de crise en participant aux réformes sociales et économiques, Lysiane a accompagné la modernisation du service public de l’emploi née de la fusion de l’ANPE et des Assedic. Elle est depuis quatre ans directrice de la communication et des relations institutionnelles de Pôle emploi.

    CATHERINE TANNEAU
    Diplômée d’HEC (1985) et formée au coaching individuel, Catherine est actuellement associée et dirigeante de Variations international, cabinet spécialisé dans l’accompagnement des dirigeants et de leurs équipes. Elle a une expérience professionnelle de plus de 25 ans, avec des responsabilités opérationnelles et managériales dans plusieurs pays européens au sein de cabinets de conseil internationaux (Mc Kinsey, OC&C…), de banques d’affaires et comme directeur de la stratégie et du marketing dans le groupe Lagardère. Depuis plus de 16 ans, elle se consacre au conseil en management et à l’accompagnement de dirigeants et de leurs équipes. Elle a créé un cycle de formation au coaching individuel et d’équipes certifié ACTP par l’International Coaching Federation : Activision CIEO.

    BLANDINE THIBAULT-BIACABE
    Avocat de formation. Elle a exercé pendant une dizaine d’années comme avocat d’affaires auprès de la cour d’appel de Paris.
    Elle a rejoint L’Oréal en juin 1998 pour occuper différentes responsabilités au sein de la direction des relations sociales du groupe, puis de la direction des relations humaines en qualité de directrice des ressources humaines.
    Depuis juin 2011, elle exerce les missions de directrice juridique des relations humaines pour le groupe.

    AMÉLIE VIRAT
    38 ans, titulaire du Master de l’université Paris IX Dauphine « Audit and Financial Advisory », centré sur la conception et la mise en œuvre des missions d’audit financier. Directrice du Contrôle de Gestion Groupe de Pernod Ricard, numéro deux mondial des vins et spiritueux, Amélie Virat a commencé sa carrière en 1997 chez Arthur Andersen.

    MARINE VORON
    Diplômée de Dauphine et d’un DESS en droit du travail à Paris I Sorbonne, Marine débute sa carrière dans les ressources humaines chez Louis Vuitton, puis au sein de la holding du groupe LVMH, avant d’occuper un poste de chargée de missions auprès de la DRH du groupe LVMH. Pendant cette période Marine travaille en particulier sur la place des femmes et leur développement au sein de ce Groupe. Il faut de l’énergie et de l’enthousiasme quand on a un mari globe-trotter et aventurier, deux petites filles pleines d’envies et un poste de responsable développement RH chez Sephora !

LES INTERVENANT(E)S

CATHERINE ACHIN
Professeure de science politique à l’université de Paris-Est-Créteil et chercheuse au Cresppa et au Largotec, ses recherches portent sur la profession politique, sur les rapports entre genre, ordre politique et ordre social et sur l’histoire sociale des idées féministes. Dernières publications : Et alii, Sexes, genre et politique, Économica, 2007. Avec D. Naudier, « Trajectoires de femmes ordinaires dans les années 1970 : La fabrique de la puissance d’agir féministe », Sociologie, n°1 vol. 1, 2010, pp. 77-93.

ÉLISABETH AZOULAY
Ancienne élève de l’École normale supérieure en sciences sociales, elle a enseigné à Paris I et dans des classes préparatoires aux grandes écoles avant de créer la société Babylone qu’elle dirige. Babylone réunit trois savoir-faire, au sein de trois entités : Babylone Conseil accompagne les entreprises dans leur réflexion stratégique et leurs politiques de communication ; Babylone Éditions publie des monographies sur des entreprises et des ouvrages destinés au grand public, par exemple Le Dictionnaire culturel du tissu (avec Régis Debray et Patrice Hugues, en coédition avec Fayard) et 100 000 ans de Beauté, en coédition avec Gallimard et avec le soutien de la Fondation d’entreprise L’Oréal.

SOPHIE BAILLY
Sophie Bailly est professeure en sciences du langage à l’université de Lorraine et membre du laboratoire ATILF CNRS UMR 7118. Elle a obtenu son doctorat en sciences du langage à l’université Paris 5 René-Descartes en 1992, avec une thèse intitulée La différenciation sexuelle dans la conversation, étude descriptive et interprétative des modalités, des thèmes et des représentations, dirigée par Anne-Marie Houdebine. Nommée maître de conférences à l’université Nancy 2 en 1993, elle passe son habilitation à diriger des recherches en 2007 et devient professeure des universités en 2008. Ses domaines de recherches privilégiés sont, en sociolinguistique, la problématique du rapport entre le sexe, le genre, la langue et le langage. Elle est l’auteure d’une monographie intitulée Les hommes, les femmes et la communication : mais que vient faire le sexe dans la langue ? publiée aux éditions L’Harmattan en 2009.

CYRILLE BÉGORRE-BRET
Normalien énarque, docteur en philosophie, Cyrille a été enseignant chercheur à l’ENS, à l’X et à l’Université de New York.
 Il est actuellement inspecteur de l’administration, rapporteur à la Commission d’accès aux documents administratifs et maître de conférences à Sciences Po. Lauréat en 2013 de l’Institut des hautes études de défense nationale pour un article intitulé « Défense Exports and Emerging Countries – Exportations de défense et pays émergents », il a publié trois ouvrages récemment aux éditions Eyrolles : Le désir (2011), La justice (2012) et L’amitié (2013).

PIERRE BERGEL
Professeur de géographie sociale et urbaine à l’université de Caen Basse-Normandie, Pierre Bergel est membre de l’unité mixte de recherche CNRS 6590 espaces et sociétés au sein duquel il co-anime l’axe « Action publique ». À la MRSH de Caen, il est co-responsable d’un séminaire d’école doctorale « Villes et sciences sociales ». Il a publié récemment : « Politique de la ville : justice sociale ou égalité des chances ? Pour une lecture géographique de la question sociale » in Pour en finir avec l’égalité des chances, refonder la justice sociale. Ouvrage collectif sous la direction de Didier Desponds, Paris, éd. Atlande, novembre 2011, pp. 77-98.

BENEDETTA CRAVERI
Historienne, professeure de littérature française à l’université Sœur-Ursule Benincasa de Naples, spécialiste du xviie siècle, elle est l’auteure de plusieurs ouvrages consacrés à l’histoire des femmes. Ont été traduits en français chez Gallimard : L’Âge de la conversation (2002), prix Saint-Simon, Reines et favorites, le pouvoir des femmes (2006), Marie-Antoinette et le scandale du collier (2008).

LUC FERRY
Philosophe, ancien ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche, il a publié de nombreux ouvrages. Ses dernières publications sont : Faut-il légaliser l’euthanasie, avec Axel Kahn (Odile Jacob, 2010), La révolution de l’amour (Plon, 2010), L’anticonformiste, une autobiographie intellectuelle, avec Alexandra Laignel-Lavastine (Denoël, 2011) et La politique de la jeunesse (Odile Jacob, 2011).

CAMILLE FROIDEVAUX-METTERIE
Elle est professeure agrégée de science politique à l’Université de Reims Champagne-Ardenne. En 2010, elle devient membre de l’Institut Universitaire de France sur la base d’un projet de recherche dédié aux mutations de la condition féminine dans la période contemporaine. Avec en toile de fond une analyse des recompositions de l’articulation public/privé, elle réfléchit notamment au sens de la corporéité féminine. Pour éprouver ses postulats, elle a mené une enquête auprès des femmes politiques françaises dont elle a rendu compte sous la forme d’un docu-fiction. L’ensemble de ces réflexions donnera lieu à un ouvrage à paraître chez Gallimard. Ses travaux sont consultables sur www.cairn.info. Elle tient un blog, « Féminin singulier », sur le site de Philosophie magazine : www.philomag.com.

GENEVIÈVE FRAISSE
Philosophe, directrice de recherche au CNRS, elle a été également déléguée interministérielle et députée au Parlement européen. Elle a publié récemment Du consentement (Seuil, 2007), Le Privilège de Simone de Beauvoir (Actes Sud, 2008), Service ou servitude (Le Bord de l’eau, 2009) et À côté du genre, sexe et philosophie de l’égalité (Le Bord de l’eau, 2010).

ISABELLE GERMAIN
Membre du haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, elle est la fondatrice du magazine d’information générale paritaire en ligne www.lesnouvellesnews.fr. Journaliste depuis 20 ans, elle a été présidente de l’Association des femmes journalistes. Elle est également formatrice en média-training, conférencière et essayiste. Ses derniers ouvrages publiés sont : Si elles avaient le pouvoir… (Larousse) et Le dictionnaire iconoclaste du féminin (Bourin éditeur).

PHILIPPE GOLAB
Responsable de la gestion des cadres dirigeants au sein de Natixis. 
Après avoir obtenu une maîtrise en droit social et un DEA en droit international (Paris I – Panthéon-Sorbonne), il exerce les fonctions de conseiller juridique au sein de la Caisse de prévoyance sociale de Polynésie française (1986-1988), pour occuper ensuite les fonctions de responsable de formation au sein des assurances Groupama (1988-1993). En 1993, il intègre la Banque française du commerce extérieur (devenue Natixis) pour occuper différentes fonctions au sein de la direction des ressources humaines. Il occupe sa fonction actuelle de responsable de la gestion des cadres dirigeants depuis 2009. Coach certifié HEC (2008), il exerce les fonctions de tuteur au sein du master II de coaching de Paris II. Membre du conseil d’administration de l’association « Le café de l’avenir », il y accompagne des jeunes en recherche d’emploi. Par ailleurs, il pratique le théâtre depuis près de 20 ans, et joue régulièrement dans des pièces.

MATHILDE GUERGOAT-LARIVIÈRE
Chercheuse au Centre d’études de l’emploi, elle a soutenu en 2011 une thèse de doctorat en sciences économiques sur la qualité de l’emploi en Europe. Elle travaille actuellement sur l’évolution de la qualité de l’emploi pendant la crise ainsi que sur le rôle des politiques publiques sur la qualité de l’emploi de différents groupes sociaux : effet des politiques de garde d’enfants sur la qualité de l’emploi des femmes, rôle des politiques de formation dans la dynamique des transitions sur le marché du travail. Elle participe également régulièrement à des projets pour des institutions internationales (Commission européenne, OCDE). Son dernier article s’intitule « Labour market regimes, family policies ans women’s behaviour in the EU », Feminist Economics.

BRIGITTE GRÉSY
Secrétaire générale du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle, Brigitte Grésy a un triple parcours professionnel : enseignante de lettres classiques après une agrégation de grammaire, haut fonctionnaire au ministère des finances et de l’industrie après avoir été reçue à l’École nationale d’administration (promo liberté, égalité, fraternité 1989) où elle a été responsable du service international des industries de l’électronique et de l’informatique avant d’occuper le poste de directeur de cabinet du directeur des stratégies industrielles. Puis, après un passage en cabinet ministériel, elle se consacre depuis 1998 aux questions de l’égalité entre les hommes et les femmes, d’abord comme chef de service du service des droits des femmes et de l’égalité de 1998 à 2004 puis comme directrice de cabinet de la ministre de la parité et de l’égalité professionnelle. Elle s’attacha particulièrement à promouvoir l’égalité dans l’ensemble des politiques publiques et à mettre en œuvre les modifications du cadre législatif de l’égalité (modification de la constitution pour intégrer la parité politique, loi sur la parité, sur l’IVG et la contraception, sur l’égalité professionnelle, sur les violences, sur les propos sexistes, etc.). En 2006, nommée inspectrice générale des affaires sociales (IGAS), elle réalise des rapports d’évaluation et de propositions sur les politiques publiques d’égalité : rapport sur l’égalité professionnelle en 2009 ; rapport sur la parentalité tout au long de la vie en 2011. Elle porte également son attention sur la question des systèmes de représentation : rapports sur l’image des femmes dans les médias en 2008 et sur la place des expertes dans les médias en 2011, rapport sur le poids des normes masculines sur la vie professionnelle et personnelle de jeunes cadres en entreprise en 2012, rapport sur la socialisation différenciée des petites filles et des petits garçons dans les structures d’accueil de la petite enfance en 2013. Elle est enfin l’auteure du Petit traité contre le sexisme ordinaire (Albin Michel, 2009).

CAROLINE IBOS
Docteure en sciences politiques de l’Institut d’études politiques de Paris, Caroline Ibos a été research Fellow à l’Université Lomonossov de Moscou et à Harvard University. Elle est aujourd’hui maîtresse de conférences à l’Université de Haute-Bretagne et codirectrice de l’équipe de recherche Art & Flux (Institut ACTE, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CNRS). Elle enseigne également à l’Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle. Ses recherches actuelles portent notamment sur les interactions entre la morale quotidienne des acteurs sociaux et la culture populaire. Qui gardera nos enfants, les nounous et les mères (Flammarion 2012) était son premier livre.

JEAN-CLAUDE KAUFMANN
Jean-Claude Kaufmann est sociologue, directeur de recherche au CNRS (CERLIS, université Paris Descartes). Il porte une attention toute particulière à la transformation des rapports entre les hommes et les femmes dans les évolutions les plus récentes. Il a notamment publié La femme seule et le prince charmant (Pocket), et Le sac, un petit monde d’amour (Le Livre de Poche). Ses livres sont traduits en 20 langues.

ÉLISABETH MALISSEN
Diplômée de l’IEP, titulaire d’une maîtrise d’économie et d’un DESS de psychopathologie, ancienne directrice marketing et communication de Carrefour, elle s’est engagée dans un parcours de formation psychanalytique qui l’a conduite à devenir directrice d’un établissement médico-social. Actuellement psychanalyste, elle est aussi coach et conseil de dirigeants. Auteure de Manager des projets (Eyrolles), elle articule l’éclairage psychanalytique et les situations managériales.

JEAN-PIERRE MARCOS
Ancien élève de l’École normale supérieure, docteur en philosophie et docteur en psychologie, ancien directeur au Collège international de philosophie, ayant également enseigné à l’université Paris 8 et à l’Institut d’études politiques, Jean-Pierre Marcos est aujourd’hui psychanalyste et professeur de philosophie politique à Paris 8.
Il a publié récemment : « Mères et filles. Perspectives psychanalytiques » in Femmes dans l’entreprise et ailleurs, coll. « Comprendre pour agir », (pp. 96-120), éd. Institut de l’École normale supérieure, Paris, 2009 ; « Psychanalyse et Politique », Cahiers critiques de philosophie, n°9, pp.173-203, éd. Hermann, Paris, 2010 ; « Aveux et désaveux des vœux inconscients », Filozofski vestnik, Letnik XXXI, Stevilka 2, pp. 27-71, 2010.

LUCIE MARIGNAC
Normalienne, agrégée de lettres classiques et docteur en littérature comparée, elle est aujourd’hui directrice des éditions Rue d’Ulm à l’École normale supérieure, après avoir été lectrice à Columbia Université, enseignante à l’université de Nice, traductrice et maître de conférences.

DELPHINE NAUDIER
Sociologue au CNRS, affectée à l’unité mixte de recherche CRESPPA « Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris », CNRS/Université Paris 8 (UMR 7217), équipe « Cultures et sociétés urbaines ». Ses travaux portent sur la sociologie des professions culturelles (écrivain-e-s, attachées de presse, agents artistiques dans le cinéma et la littérature) et la sociologie des mouvements et des idées féministes. Elle a notamment dirigé le numéro « Genre et activité littéraire : les écrivaines francophones », Sociétés contemporaines, 2010, n° 78 et publié dernièrement : Orchestrer la visibilité des écrivaines et des écrivains en France : le « capital relationnel » des attachées de presse, Recherches féministes, 2011.

SERGE RABIER
Après une carrière dans le secteur bancaire, il est depuis 2001 le directeur exécutif de l’association Équilibres & Populations dont l’objet est d’améliorer les conditions de vie et le statut des femmes, facteur essentiel d’un développement juste et durable. En France et en Europe, Équilibres & Populations conduit des actions de plaidoyer auprès des décideurs politiques et en Afrique francophone subsaharienne, l’association a progressivement orienté ses projets de terrain au bénéfice des jeunes filles, notamment celles qui sont les moins prises en compte par les politiques ou les programmes existants, en particulier dans les secteurs de la santé et de l’éducation.
Serge Rabier est titulaire d’un Mastère (DEA) de littérature française (Paris IV Sorbonne) et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris. Il enseigne depuis trois ans les mécanismes institutionnels du développement au sein du Mastère « Expertise en populations et développement », Université Paris V Descartes. Il est, depuis janvier 2013, membre du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes.

YANNICK RIPA
Professeure en histoire contemporaine de l’Europe à l’université de Paris 8, où elle anime un séminaire de recherches sur l’histoire des femmes, sujet sur lequel elle a publié le premier manuel en France. Elle collabore à Libération où elle assure les critiques des ouvrages sur ce thème. Elle s’intéresse plus particulièrement aux objets dits en marge de l’histoire du féminin (folie, violence, séduction) et au rôle tenu par le genre dans la construction des modèles politiques. Dernières publications : L’Affaire Rouy, une femme contre l’asile au XIXe siècle, Tallandier, 2010. Les Femmes actrices de l’histoire, France 1789 à nos jours, Colin, 2010, Les Femmes en France de 1880 à nos jours (analyse de 400 photos), Chêne, 2007.

FRANÇOIS DE SINGLY
Professeur de sociologie à l’université Paris Descartes, il est un spécialiste reconnu de sociologie de la famille, du couple et du genre. Il a notamment publié chez Armand Colin Fortune et infortune de la femme mariée ; Le Soi, le couple et la famille ; Libres ensemble ; L’injustice ménagère.

CATHERINE VANIER
Psychanalyste, docteure en psychologie et membre d’Espace analytique dont elle fut présidente, Catherine Vanier est aussi fondatrice et présidente d’« Enfance en Jeu », association de recherches et d’études en pédiatrie, psychanalyse et pédagogie. Elle est également chercheuse associée au centre de Recherches « Psychanalyse, médecine et société » de l’Université Paris Diderot-Paris 7. Elle a publié notamment : Raisins verts et dents agacées (Denoël), Le sourire de la Joconde (Denoël), Qu’est-ce qu’on a fait à Freud pour avoir des enfants pareils ? (Champs-Flammarion), Survivre en famille (Albin Michel Jeunesse) et Naître prématuré, le bébé, son médecin et son psychanalyste (Bayard).

CATHERINE VIDAL
Catherine Vidal est neurobiologiste, directrice de recherche à l’Institut Pasteur. Son activité de recherche fondamentale a porté sur les mécanismes de la douleur, le rôle du cortex cérébral dans la mémoire, l’infection du cerveau par le virus du Sida. Ses recherches actuelles concernent la mort neuronale dans la maladie de Creuzfeld-Jacob et les infections par les prions. Catherine Vidal se consacre également à la diffusion du savoir scientifique à travers des publications, des conférences et des interventions dans les médias. Son intérêt porte sur les rapports entre science et société, concernant en particulier le déterminisme en biologie, le cerveau et le sexe. Elle est membre des Comités scientifique et d’orientation de l’Institut Émilie du Châtelet, du Conseil scientifique de la mission pour la place des femmes au CNRS, du Conseil d’orientation du laboratoire de l’égalité, de l’association « Femmes et Sciences » et du collectif « Pas de 0 de conduite pour les enfants de trois ans ». Elle a été promue chevalière de la Légion d’honneur en 2009. Elle a publié notamment : Cerveau, sexe et pouvoir, par Catherine Vidal et Dorothée Benoit-Browaeys (Éditions Belin, 2005), prix de l’Académie des Sciences morales et politiques, palmarès 2006. Son dernier ouvrage s’intitule : Les filles ont-elles un cerveau fait pour les maths ? (Éditions Le Pommier, 2012).

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